Train Xining Lhassa…
Me revoilà avec la suite du voyage. Train T265 direction Lhassa au Tibet, depuis le temps qu’on attendait ça! Première étape, trouver nos couchettes. On a 3 tickets mais seulement 2 ensembles, le 3ieme se trouve dans la voiture suivante. Et c’est parti pour négocier en Chinois pour échanger de places histoire de se rapprocher. Finalement j’arrive à avoir un lit la chambre a cote de celle de mes parents. Apparemment mon lit a déjà servit, il y a déjà des poils de cul et d’ailleurs sur le drap, nice !
Il faut savoir que le train a déjà parcouru des centaines de km depuis Guangzhou, ou Xian, et même Pékin. Certains voyageurs passent plus de 2.5 jours assis, couches par terre, a attendre la destination finale.
Le train ressemble aux autres trains de grande ligne en Chine : assise dure, assise molle, couchette dur et couchette molle. A cela s’ajoute les toilettes, + ou – propre, et un wagon restaurant.
La construction de la ligne de train rejoignant Lhassa a durée près de 10 ans je crois, et quand on voit la finition du travail, le nombre de ponts, viaducs, tunnel glacés, on se rend compte que ce fut un travail colossale. Je vois au fil des jours la manière dont les Chinois travaillent dans le bâtiments (cad assez a l’arrache), et je me dis qu’un énorme effort a été fait pour ce projet la, un exemple de construction pour le monde entier. La Chine prouve de plus en plus qu’elle est bien présente maintenant, qu’elle a du pouvoir, et que ceci ne va pas cesser de si tôt, les jeux de Beijing en seront une autre démonstration. Voyez l’article suivant, ça n’a pas été facile tous les jours pour les acteurs du projet.
Pour obtenir ces fameux tickets depuis la France, c’est très difficile, moi j’ai eu la chance de trouver cette agence avec qui je me suis organise a l’avance par email et téléphone. Le prix des couchettes molles c’est 1400 rmb officieusement, 800 Officiellement. Tout se négocie au noir pour obtenir ces tickets, ainsi les revendeurs se font chacun leur marge, cela va de soit ! J’avais prévu de prendre couchettes dures, comme a mon habitude, mais j’ai subit une très forte pression maternelle m’indiquant, enfin, m’obligeant a plus jouer la carte du confort pour ce long périple.
Coté permit, le gouvernement oblige les étrangers a payer un visa et un guide pour la durée du séjour, la aussi on peut s’arranger. Il faut compter 200 Rmb pour le permit par personne, plus environ 200rmb par jour pour un guide. Pour obtenir tout cela, il faut prouver que l’on a bien réservé un lieu de résidence, et également les moyens de transport aller et retour. Ainsi tout ceci compose le pack Tibet pour nous les touristes.
Une fois bien installe, on attaque l’apéro à la bière, classique, et on trinque à notre voyage, tous les 3 réunis dans ce wagon en direction du toit du monde. Pour le dîner, c’est bolino pour moi, rapide et efficace, quelques fruits pour les parents. Apres cela il est tard, la contrôleuse ferme les rideaux, les lumières du couloir s’apaisent, les Chinois se couchent, par grand-chose d’autre a faire.
Ah si, il y a la TV, une par lit en couchette molle (Ca c’est du luxe !), avec des sitcom Japonais Chinois a la con, et aussi des documentaires sur les animaux, reproduction des poulpes en eau douce, tout un programme !
Moi je continue la lecture de mon roman du moment, que je recommande d’ailleurs, « Digitale Forteresse », de Dan Brown, l’auteur de Da Vinci Code. En 3 jours j’ai tombé le bouquin de 500 pages, il faut dire que d’une part l’histoire est très prenante, et de l’autre que dans un train, y a que ça à faire! Bref on s’endort paisiblement, berce par la mélodie rythmée du roulement du train sur les rails (ça c’est une phrase dis donc !). De temps en temps tout ne doit pas être bien aligne car y a de grosse secousses, mais dans l’ensemble c’est assez paisible.
Il est 8h, le train, s’éveille… Premier réflexe, regarder dehors ! On est a plus de 4000m d’altitude, au milieu de rien, on aperçoit de la neige, des glaciers. La ligne de train sillonne entre les montagnes, empreintant des viaducs de dingue, des pentes incroyable, y a des chevaux dans la loco !
Petite toilette sommaire et direction le petit dej avec ma mère, mon père faisant sa loque dans son lit.
Je commande un expresso, 1 jus d’orange frais et des tartines de confiture de fraises et Nutella, mais apparemment y a pas, Mei You ! Du coup je me rabat sur le set breakfast du train : du riz au lait immonde et un burger au oeufs, pas mal. Assis dans le wagon resto, contre la baie vitrée, c’est magique. Des kilomètres de paysages défilent devant nos yeux ébahis.
2 Japonaises partagent notre table, ravis également d’être la. Mon père nous rejoint, casse la croûte, et on passe un bon moment jusqu'à atteindre le point culminant de la ligne a 5043m, Mei Wenti. A l’intérieur du train, on ne ressent pas la moindre différence.
Les distributeurs d’oxygène ont bien présents, mais pas utiles pour nous. Contrairement a ce que certains pensent, les wagons ne sont pas pressurises, les fenêtres des toilettes étant même ouverte, pas besoin d’expliquer pourquoi. On s’arrête 2 3 fois dans des gares, quelques minutes, des gens montent et descende, allant je ne sais ou. Faut dire qu’auteur de la voie ferrée, c’est no mens land, et parfois on aperçoit un muso en mob, se baladant avec son chien et ses 2 3 yack, Yack Tsil !
On s’organise alors une séance de belotte a deux, histoire de montrer à mon père que je n’ai pas perdu la main, et c’est avec classe (chance) que je remporte la partie. Apres un retour a la chambre pour l’apéro, il est grand temps de manger. On arrive au wagon resto vers 13h30, et bien entendu y a plus rien à manger. Du coup c’est repas instantané pour tous, avec au menu riz et bœuf, enfin échantillon de boeuf !
La serveuse nous amène une sorte de boite de chaussure en carton, qu’elle ouvre et on peut découvrir le riz recuit, la viande et les légumes. Apres avoir percé les plastique de protection, elle tire sur une languette, comme un Flamby, ce qui déclenche une réaction exothermique qui réchauffe l’ensemble du contenu, astucieux le système, autonome ! Niveau goût ce n’est pas mauvais, mais pas de quoi se taper le cul par terre. Les kite kat et les fruits en dessert nous paraissent succulents.
Apres ce festin, c’est repos et sieste, faut dire qu’on s’est dépensé jusque la ! 2h après ça va mieux, je me pose alors devant la fenêtre et je contemple le paysage. On aperçoit des glaciers énormes dégueulant sur de larges vallées du plateau tibétain. On me dit que quelques mois plus tôt tout était enneige, ça devait être super.
Au fur et a mesure que l’on se rapproche de Lhassa, on commence a voir de la verdure, des animaux, yack, chèvres, des petites maisons, village.
On est alors à 2h de notre destination finale, il est alors 19h et la lumière s’atténue doucement. Les villages sont de plus en plus gros, on longe la route principale, y a des cultures, des plantations et la ligne de train a quitté les immenses plateaux pour une vallée sinueuse. Vers 20h on s’arrête dans un bled, on se dit tous que l’on est arrive,mais en fait le train patiente ¾ d’h pour une raison X, avant de repartir définitivement pour la Gare de Lhassa, et qu’elle gare ! On pack alors nos affaires, pas évident dans 10m2 de fermer des valises, et se fait mettre dehors du train par les femmes de ménage qui remettent a neuf les chambres pour les voyageurs suivants…
On descend du train, dans le grand hall de la gare, on passe le portique et bien entendu on est assiégé par les taxis drivers qui essais de chopper des touristes pour leur faire payer plein pot ! Et ça marche lol ! Je négocie la course rapidement, et on quitte la gare avec une ultime photo souvenir. On arrive sur le viaduc qui passe la rivière et la c’est le gros bordel. Y a un vent de dingue, et les gros ballons et autres installations gonflables souhaitant la bienvenue aux visiteur se cassent la gueule, faisant des rebonds sur le pont et la route. Notre driver s’élance, courageux, et pan un premier ballon lui arrache un bout d’antenne. Il continu et passe a travers le piège sans trop de souci, c’est interville a Lhassa ce soir !
10 min plus tard on passe de nuit devant le Potala, le grand palace, centre de la ville avant d’arriver à l’hôtel. On prend les clefs, 4ieme étage, couloir un peu lugubre, j’ouvre et je me dis bordel, c’est petit pour trois. En fait c’est le salon, y a une grande chambre a cote, c’est immense. Un coup de chauffage car il fait entre 10 et 15 la nuit, et on se pose, enfin. A cote des chiottes, on peut trouver un appareil a oxygène, au cas, pour les tamalous !
Il est 22h, on se décide à aller manger dans la ville. L’hôtel se trouve à l’Est de la ville, dans la partie Tibétaine près dans le fameux quartier historique du Barkhor. Le quartier me fait penser un peu au Maroc, les gens sont très différents, physiquement, au niveau du comportement, même si ils ont une bonne base chinoise (cracha et autres !). A cette heure ci c’est un peu mot, pas grand-chose d’ouvert, on peine à trouver un restaurant ouvert. Ne connaissant pas la ville, ce n’est pas évident de trouver le down town.
Je tente un bouiboui dans la rue, mais la tronche de ma mère, je me dis boulette, on va trouver mieux (pouvait pas faire pire de toute façon). J’arrête un pousse pousse, et nous voila parti pour une autre rue plus animée, enfin j’espère. 5min on y est, toujours rien… ha si, un gars sort d’un bar sombre, fin rond, et essai de traverser la route, mission impossible. Il marche tellement pas droit qu’en voulant traverser, finalement il suit la route, au milieu des voitures klaxonnant. La police l’évite de justesse, et continue sa route, on reste comme des cons. On trouve enfin un hôtel resto guest house, ou on se pose pour un dîner bien mérité. On attaque alors la découverte du coin avec du Yack !
Et bien c’est excellent, un régal pour nous. Le riz ou yaourt de yack, le yack au curry, l’escalope de yack, les brochettes de cœur de yack, les yack tsil, les quenelle au beurre de yack…j’arrête je craque la, l’influence du business familiale refait surface, bis a vous a Ambérieu! Le serveur est très sympa, il nous explique ce qu’il y a de bien à visiter dans la ville, il nous propose de nous aider si besoin est, très agréable. Vers minuit on est cale, on marche jusqu'à l’hôtel histoire de digérer. On passe devant un chantier, les mecs coulent du béton de nuit dans l’obscurité, normal!
Et bien voila, cet article se termine la dessus. Un sacre voyage pour atteindre cette ville magique. Je suis content d’être la, avec mes parents, on partage des moment incroyables, certains inexplicables. C’est ça la Chine, faut la voir pour la comprendre. Je conseille à tout le monde de prendre ce train, 25h ce n’est pas si long si l’on est bien accompagné. Les deux prochains jours sont dédiés à la visite de la ville, …bientôt…
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Ce matin nous avons RDV à 11h avec notre guide pour visiter le Potala palace. Levé 8h30, on ouvre les volets et on a vue sur les montagnes, comme à la maison à Grenoble dis donc. Sur les toits, des drapeaux de prière de toutes les couleurs décorent joyeusement le paysage. Au buffet du petit déjeuner, viandes, légumes fruits, produits frais a base de yack, et surtout, sur l’écran de l’immense TV des clips vidéo type moyen Orient a fond la caisse, super pour déjeuner tranquillement! Vers 9h30 on décide d’aller découvrir le quartier, et on se faufile dans les rue étroite du quartier, au milieu des habitants, résidents et marchand. On ressent déjà une nette différence avec la Chine que l’on connaît, les gens paraissent plus pose, calmes, ravies d’être la, paisibles.
Dans l’air flotte une odeur d’encens et d’herbes brûlées, c’est très agréable, on se sent bien. La rue est aussi bondée de marchants de souvenirs, encens, bougies, objets sacrés, pierres et autres objets tibétains. Pour nous le temps presse, on se redirige vers notre hôtel, en prenant les petites allées truffée d’artisans. Au hasard de la balade, on peut observer les marchands de viande (yack), en plein soleil. La viande est magnifique, et à notre grand étonnement elle sent très bon.
Plus loin c’est le réparateur de Tv, apparemment y a une soudure qui merde, et c’est mission impossible pour la trouver.
Le Potala est l’un des premiers monuments historiques placés sous la protection particulière de la Chine. C’est le plus grand et intacte édifice du genre, situé a cette altitude record. Il fait partit du patrimoine de l’Unesco depuis prêt de 10 ans, normal je dirai ! Le Potala, qualifié de « palais sacré du plateau », est à la fois palais et forteresse, est un imposant édifice construit sur treize niveaux (115,703 mètres), qui présente une façade de 400 m (ya c’est pas des tarlouzes dans le bâtiment tibétain !). Niveau organisation, il y a l’imposante partie centrale, le palais Blanc, surmonté du palais Rouge auxquels viennent s'ajouter d'immenses annexes.
J’empreinte le livre de la guide, histoire d’avoir plus d’infos, et je me rend comte qu’en fait elle a appris par cœur le bouquin, incroyable mémoire. Elle finit par m’appeler Oliv, et me traite de coquin… mes parents essaient de me caser avec depuis, lol!
Finalement vers 13h on sort de l’édifice, et c’est passage par la case toilettes, inoubliable. Chez les hommes, il y a en fait une fente 1000x200mm qui surplombe un vide d’une dizaine de mètres, voila pour le coté dimensionnel. Niveau technique, faut ajuster le viseur pour ne pas se repeindre les pompes. Je n’ose pas imaginer l’odeur en dessous, ça doit donner !
On se dirige alors vers l’hôtel, dans le Barkhor. Première étape, checker les emails histoire de donner 2 3 nouvelles. Le jeune qui s’occupe du cyber café et en plein nettoyage de clavier, les touches étant dans une bassine savonnée, normal. J'entends alors la voie d’un français qui m’appelle, c’est Vianney, un ami de Canton avec qui je joue au floor ball ainsi que son compère Oscar, Mexicain.
On immortalise ce moment, et également celui ou une maman passe devant nous avec son petit dans les dos, la raie des fesses ouverte vers le ciel: le gamin porte le pantalon spécial caca rapide dont j’avais déjà parlé dans un article précèdent.
Autre chose étonnante, comment chauffer une bouilloire d’eau au soleil? Les chinois sont malins, et utilisent des panneaux qui ressemblent au par soleil des bagniolles l’été. Orientés à souhait, ils renvoient les rayons du soleil vers le cul de la bouilloire, et l’eau atteint l’ébullition, comme 2 x 2=2, x 2 = 12 !
On rejoint alors le centre ville, on traverse un petit pont et voila
On se remplit le ventre, on prend des forces car la journée n’est pas finie. En milieu d’aprèm on rejoint le quartier du Barkhor, pas loin de notre hôtel. On se dirige directement en son centre, au monastère de Jokhang.
La statue de Sakyamuni, qui, selon la légende, a été apportée par la princesse Wencheng, est abritée dans la salle principale dont les murs sont décorés des peintures colorées reproduisant les histoires du bouddhisme et le voyage de la princesse vers le Tibet, à dos de cheval en compagnie de sa suite.
On entre dans la cours principale, et rebelote la guide se fait jeter, mais ce coup ci elle nous attend dehors car les dépenses supplémentaires sont à sa charge. On attaque alors la cours principale, avec ses salles de prière, haute en couleurs avec des fresques et des statues dans tous les sens. Un concentre de tout ce que nous avons vu ces derniers jours en fait. On ne s’attarde pas trop, et on continue en passant à l’étage. Petites photos mimi avec des enfants du pays...
De la on aperçoit d’un cote le Potala, puis les montagnes autour, le monastère Drepeng au loin adosse a la montagne: nous sommes au centre de la ville, avec le magnifique quartier du Barkhor, anime comme jamais.
On quitte ce lieu magique et on se retrouve au milieu de la place principale, avec tous les marchands qui essaient de nous appâter avec des « cheap price », « comme my friend ». On décide de se séparer car chacun a des intérêts différents et dans cette fourmilière, ce n’est pas évident de se suivre. Pour ma part, j’achète 2 3 souvenirs vite fait, faisant le tour complet de la place, puis je m’attaque au agence de voyage locales.
Vient ensuite le concours de force. Le présentateur demande à une quinzaine de personnes de monter sur scène. J’hésite, j’hésite, trop tard, je regrette aujourd’hui, ma timidité, toujours elle… Le jeu est un remake du tire à la corde, avec une longue écharpe entoure autour du coup des deux participant. A 5 de chacun et de manière oppose (kapitcho ?), une cloche à faire sonner pour gagner. Et voila que le tournoi commence, 2 chinois, 2 autres, puis un étranger, qui remporte sa manche, normal il fait 1.90, 90kg TTC. Il arrive même en finale et la remporte, c’est le super champion de la soirée, sous les applaudissements du public. Sa récompense? haha, les chinois sont malicieux, ils lui offrent une femme à marier !
La route serpette entre deux pans de montagne jusqu'à atteindre le fameux col a 5190m d’altitude, un passage que j’attendais depuis longtemps. Déjà ça caille grave, nous sommes très exposé et le vent se déchire. Niveau oxygène ça va, pas de problème majeur. On s’attaque alors à la montagne histoire d’avoir une meilleure vue du lac. En effet au loin on peut apercevoir une énorme flaque bleu turquoise qui semble interminable. Il est temps d’y aller, après quelques photos avec notre collègue Mick.
On attaque alors la descente du col qui nous mène dans une vallée immense, plane avec à l’horizon le but de notre excursion 4x4, le lac Namtso. Le long de la route il n’y a rien, ou du moins pas grand-chose. Quelques cabanes de paysans qui élèvent du bétail, c’est tout. Au détour d’un croisement, 2 cabanes et une table de billard, au milieu de rien. Apres plus de 4h de route, nous voici au bord du lac, parmi tous les touristes qui ont eu la même idée que nous. Il ne fait pas trop chaud, ni trop froid, le ciel est grand bleu azur, c’est magnifique.
C'est aussi le lac le plus élevé du monde, (4 720 mètres au-dessus du niveau de la mer), et il n'est pas exposé à la pollution de la civilisation moderne, enfin pas encore. Le lac gèle en octobre. En mai, la glace fond dans un bruit tonitruant. Sa superficie atteint 1 961,5 km², 70km de large par 30km L’endroit le plus profond est plus 33m. Voila pour les chiffres !
Au bord de l’eau il a ainsi des icebergs venus s’échouer pour le grand plaisir des visiteurs qui peuvent grimper dessus, ce que nous faisons bien entendu.
Il est près de 14h, la faim se fait sentir, on redescend et se pose au bouiboui installe dans un préfabriqué. Au menu, Bolino et fruits, on s’en contente. Mick nous rejoint, il s’est régalé lui aussi. On trinque a la verveine du Papy, avec la pose souvenir, elle n’est jamais monté aussi haut a part dans la soute de l’avion!
Le chauffeur regarde sa montre, c’est bon on est dans les quotas, on repart. Il se met a fredonner, et ce jusqu'à l’arrivée. On passe le poste du parc et nous revoilà sur la route, à 60 km/h. Sieste oblige. Vers la fin du parcours, on longe de nouveau la voie ferrée et on a l’immense chance de se faire doubler par l’un des trains, en provenance de Xining, il est majestueux.
On lui laisse le choix du restaurant pour le dîner, vu que nous avons profite pleinement de notre journée. Elle opte pour un petit restaurant local, sur deux otages. Papa prend une sorte de pizza, maman et moi un ragoût de yack, excellent. On ne tarde pas trop, email et shopping nocturne et dodo, on est claqué.
On retrouve alors Christine a 13h30, on charge les affaires dans le mini van et nous voici parti pour 1h15 de route pour l'aéroport. Le tracé suit la rivière, pour finalement rejoindre un pont magistral suivi d'un tunnel permettant de changer de vallée et d'atteindre notre but. L'aéroport se trouve dans un petit village (à mon avis qui a pousse autour), pas besoin de prendre l'autoroute, c'est pareil que d'aller à Carrefour.
U
Samedi 5 mai,
Moi je dormais, enfin réfléchissais fortement, réveillé de temps en temps par les coups de freins et klaxonnes pour éviter les chiens et les pièges a loups.
On prend les tickets, et après avoir esquivé les montreurs de singes et de paons, on admire tout d'abord un bouddhas allongés de quelques dizaines de mètre. On grimpe ensuite dans la montagne par des escaliers et on atteint un premier temple avec de grandes statues.
La pente est abrupte et les escaliers mettent tout le monde KO. Le long des rambardes, des milliers de cadenas rouillés, que des couples d'amoureux ont fermé ensemble, pour « seller » leur amour en jetant la clef. Moi j'en mets un avec code, comme ça je peux le ré-ouvrir a tout moment!
Impatient, je laisse mes parents faire la queue et je longe la barrière pour voir pourquoi ça n'avance pas. En fait il y a encore 2 fois plus long à attendre plus bas, 1h30 a moins. Je dis rien à mes parents, histoire de ne pas les décourager.
En fait le Bouddha, taillé dans la roche à flanc de colline, est avec ses 71 m de hauteur (et large de 24m) le plus grand de ce type au monde. Conjointement avec le mont Emei, il a été inscrit en 1996 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La construction de cette statue commença en 713 et se termina 90 ans plus tard. Elle était au départ vouée à protéger les pêcheurs des tourbillons de la rivière.
Du coup, c'est le bordel, embouteillage, et ça gueule dans tous les sens par les hauts parleurs. On retrouve les Français croisés plus haut, petite discussion, puis on décide de remonter et de rentrer. Bien entendu il faut passer devant la boutique souvenir pour quitter le lieu, et on tombe sur LE cadeau kitch pour Maud, le buddhas avec la neige qui tombe, on craque, ça ira bien sur son bureau ou dans la Ford! Il fait très chaud, la montée est laborieuse mais la ballade dépaysante.
On reprend le chemin emprunté quelques heures auparavant et on atteint tranquillement le oint de départ, avec les montreurs de singe. Je ne peux pas m'empêcher.Je me retrouve avec le petit bout de chou dans les bras, luis s'en tape complet, tant que son maître récupère un peu d'argent. Il se comporte vraiment comme nous, c'est amusant.
Café pour se remettre en selle, et c’est partit pour 1h de mini van, partagée avec des gens de tous les coins du monde. On entame la discussion, c’est très enrichissant d’écouter les expériences de chacun. On arrive à 9h30, pas trop tard car les Pandas ne sortent que le matin, avant qu’il ne fasse trop chaud. En fait le parc des pandas n’est pas seulement un zoo, il s’agit d’un centre de recherche, protection, et reproduction pour cet animal en voie d’extinction.
Plusieurs pays ont investi et participé à son développement, et il faut dire que le pari est réussi, le résultat est appréciable. On attaque alors la visite par des gros pandas, paresseux, vautrés par terre à manger du bambou. On ne s’attarde pas et on atteint le premier enclos avec des jeunes pandas, très peu disciplinés, des vrais clowns. Quand ils ne se battent pas, ils mangent ou font des roulades ou acrobaties. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les animaux ont beaucoup d’espaces verts pour eux, ils se nourrissent en arrachant les tiges de bambou que les médecins ont plantés dans le sol le matin même.
Faut savoir qu’ils mangent plus de 8kg de bambou par jour ces bestiaux la! L’un d’entre eux, affamé, s’attrape un tronc, se met sur le dos les pattes en l’air et attaque à manger. Malheureusement placé au bord du fossé qui le sépare de nous, il se vautre lamentablement la tête dans le sol. Il se retourne comme il peut, et au lieu de se relever, remonter, et se remettre d’aplomb, l’affreux reprend son bambou et mine de rien se remet à table, les spectateurs sont pliés de rire, vidéo à l’appui! Apres un bon moment d’observation, on rejoint le quartier des bébés.
Revenons alors à cette double naissance. Quand la mère a vue le premier petit sortir, elle en a prit soin (pas sa première expérience !), mais lorsque le petit frère est sorti, elle s’en fichait complètement. Du coup les médecins ont du le récupérer et l’élever d A à Z. Très affaiblit, il a survécu de justesse, avant de rejoindre sa famille quelques mois plus tard. Une naissance réussi et pris comme une grande victoire dans ce centre, la survie de l’espèce en dépend.
Pour financer tout ça, des séances de photos sont organisées. 100 euros la photo, et il faut revêtir un kway plastique, gants et masque de protections pour les microbes, les pandas sont véritablement fragiles. Les chinois ont ravis de poser, nous continuons la visite. On passe alors devant de pandas nains rouge, du genre renard, moins intéressant à mon goût. La visite se termine par la diffusion d’un film présentant l’ensemble du parc, la vie des pandas, quelques naissances, bref un aperçu complet de ces animaux fascinant, complété également par la visite du musée.
En continuant, on tombe sur un concert karaoké live du club du 3ième age tamalous de Chengdu. D’un coté, des groupes de chanteurs musiciens qui se font un opéra avec un équipement qui date de la fin de leurs études, de l’autre des chanteurs de ktv qui ont leur propre écran et lecteur sur un caddy de supermarché amélioré. La cacophonie générale nous fait halluciner, on est vraiment Chine. Le prix est que parfois deux groupes chantent des chansons de type diamétralement opposés, a 3m l’un de l’autre, sans se distraire. On reste bloqué à observer la situation une bonne demi heure, avant de passer à la mini fête foraine. Ma mère refuse de me payer le petit train, je suis deg…
Seconde étape, la place du centre ville avec ses jets d’eau. On arrive pilepoil à l’heure pour le show, les gens se rafraîchissent sous la pluie, il fait plus de 35 degrés. E face de nous, la statue de Mao, imposante. Après une petite pause, on décide de marcher jusqu’au temple wenshu. On traverse la ville en ravaux, pour la construction du métro. Un vrai bordel!
Par pur hasard, on retombe sur la famille de français de la veille, qui aussi va au spectacle Sichuanais le soir, le monde est petit. Le parc est le temple qui l’entoure est plutôt bien conservé et propre. Je visite toujours des temples dans chaque ville que je visite, par curiosité, mais j’avoue qu’ils se ressemblent souvent.
Après ça, on sépare, mes parents vont se faire un petit tour en amoureux, et Avec Rebecca nous partons au resto bbq du vendredi soir. Je la laisse commander la bouffe, je demande direct du riz nature et de la bière au cas ou… Bien joué Oliv, après deux bouchées y ale feu dans ma bouche, un truc de malade. Je perds un litre d’eau à la minute, sinon tout va bien. Le repas est bon, on se régal, quelques gambeis avec les tables voisines et nous voila en route pour un bar. On rejoint le frère de Rebecca et ses amis, on se sirote quelques verres tranquillement avant de rentrer. Je répond de suite à Loïc, KD, Ga, ma mère et les autres: il ne s’est rien passé! Ne bonne journée bien remplie se termine, une de plus.
Lundi 07 Mai 2007, réveil vers 8h, pas grand-chose au programme, du coup on raine un peu. On de fait un gros brunch à la guest house (on l’aime cet endroit), avant de faire un peu de shopping vers l’hôtel. Ma mère avait repéré quelque chose, et quand elle a une idée dans la tête, et bien c’est mon père qui subit, jusqu'à craquer! Lol.
Début d’aprèm, il est temps de rentrer prendre les bagages et d’aller à l’aéroport. Nous nous envolons vers Canton, après une dizaine de jour de périple. Petite partie de belotte en attendant notre vol, comme d'hab! Penadnat le vil, beaucoup moins de montagnes, glaciers et de rêve. On retrouve Canton, gris et couvert. On était bien en vacances ailleurs!
Au menu du diner, saucisson, fromage, et bon vin, pétage de ventre. Mes vacances se terminent comme cela, avec ma famille, mes amis, que demander de plus?
Lundi matin, départ pour HongKong et journée de taff à nos bureaux de Wanchai. En fait il n’y a pas de vol direct Chine Taiwan pour des raisons politiques. Les tensions entre les deux pays sont importantes, et pour l’instant les ‘ponts’ (aérien) sont coupés. L’année prochaine, les élections présidentielles permettront peut être la mise en place d’un gouvernement plus ouvert, apparemment la population locale attend cet évènement avec impatience.
Tout d’abord une présentation rapide Internet de ce pays.
L’après midi, seconde visite, puis dîner avec nos ôtes. Vers 20h on rejoint la gare, 2h de train classique nous attendent, enfin presque… Le train est retardé d’une heure, super. L’après midi on a fait 300 km en moins d’une heure trente, la on se fait 60 bornes en 1h45! J’arrive à chopper une connexion wifi dans la gare, un miracle, du coup Romain essai de se connecter avec son PC sans batterie. Du coup il s’accroupie près d’une prise électrique, les gens nous regardent bizarrement…
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